Un écosystème d’acteurs engagés
La Réserve de biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais rassemble une région, deux départements, 11 intercommunalités, 130 communes, un PNR, des structures étatiques, de recherche ou universitaires et des centaines d’associations, acteurs du développement durable, de la protection de l’environnement et de la biodiversité, et promoteurs d’un développement économique responsable soucieux de l’équilibre des territoires.
En cohérence avec les valeurs du programme MAB de l’UNESCO, le projet de territoire de la Réserve de biosphère développe quatre axes principaux, dans lesquelles les actions des porteurs de projet s’inscrivent.
Un axe “Projets” pour concilier Homme et Nature sur le territoire
- Pour préserver et restaurer la biodiversité et en favoriser la libre évolution à travers les trames écologiques, la protection et la conservation
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Pour développer la résilience socio-écologique du territoire, en s’adaptant au changement climatique à travers une transition écologique et sociale juste et durable, notamment en s’appuyant sur l’économie circulaire, la sobriété et l’efficacité, la gestion des déchets et des solutions, un tourisme dégénératif et une approche intégrée sur l’interdépendance des santés du vivant
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Pour sauvegarder, protéger et valoriser les ressources du territoires en agissant notamment sur l’agriculture et l’alimentation
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Pour créer des continuités humaines en favorisant la cohésion sociale et l’inclusion territoriale en recréant des liens entre générations ou par l’inclusion
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Pour aménager le territoire en garantissant qualité de vie, durabilité et respect de la biodiversité qu’il s’agisse d’urbanisme ou des mobilités
Une axe “éducation, formation, sensibilisation et information
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Pour renforcer l’éducation à l’environnement et au développement durable dans les écoles, collèges, lycées et centres de loisirs
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Pour convaincre la population des enjeux de développement durable par la sensibilisation
- Pour informer, notamment en donnant aux décideurs les clés de compréhension
Un axe “outils de la Réserve de biosphère”
- Pour mieux diffuser et capitaliser, sur le territoire et vers le réseau mondial, les retours d’expérience, les initiatives et les bonnes pratiques
- Pour donner à la Réserve de biosphère son statut de référence aussi bien par la connaissance que par la pertinence de sa gouvernance participative
- Pour atteindre ensemble les objectifs en utilisant la Réserve de biosphère comme outil de pacification territoriale
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Pour mettre en valeur les sciences en soutenant et promeuvant une recherche appliquée aux enjeux du territoire
Un axe “Notre territoire en 2050”
La construction d’une vision partagée de la Réserve de biosphère en 2050 permettra d’anticiper les défis futurs du territoire en prévoyant des objectifs et des solutions au plus tôt pour ne pas subir les crises.
Des actions comme exemples
Le crapauduc de la plaine de Sorques.
Au sud du massif forestier de Fontainebleau se trouve l’ENS de la plaine de Sorques, plans d’eau qui relient la forêt à la rivière du Loing. Cet espace est le lieu privilégié pour la reproduction des batraciens du secteur qui migrent de la forêt aux plans d’eau en traversant la route départementale 104. En 1991, plus de 2000 crapauds sont écrasés sur les 400 m de route du hameau de Sorques entre Moret-sur-Loing et Montigny-sur-Loing. En 1996, quatre tunnels sont construits pour permettre une traversée souterraine avec 400 m de barrières en bois. Après 10 ans, un bilan s’impose, en moyenne, près de 5 000 crapauds, grenouilles et tritons parmi lesquels deux espèces menacées et six protégées, utilisent le crapauduc. En 2015, on en a même compté près de 20 000. Constatant que la fréquentation des tunnels augmente, mais que les chemins de migrations sont plus étendus vers l’est, en 2020, le département de Seine-et-Marne, gestionnaire de l’ENS, décide d’étendre le système de crapauduc, qui gagne ainsi 500 m, 10 tunnels. Le matériel et l’ingénierie ont été financés par le département, mais la construction a été menée grâce à un chantier participatif.
240 personnes ont répondu présentes malgré le contexte sanitaire difficile, des salariés de la fondation Nicolas Hulot, mais aussi des habitants, des bénévoles d’associations locales, …
Plus d’informations
Equimeth, une énergie locale et non polluante.
Installation de méthanisation qui s’appuie sur la filière équine, les déchets agricoles et produits agroalimentaires pour produire du biogaz injecté dans le réseau de gaz de ville et desservant plus de 4000 habitants à Écuelles (Seine-et-Marne), elle est créatrice d’emplois directs et indirects (construction, maintenance, transport). La Réserve de biosphère a la paternité intellectuelle du projet initié dès 2008 avec Mines ParisTech, puis la communauté de communes de Môret-Seine-et-Loing. L’installation est en activité depuis 2021.
Pour en savoir plus
De nombreux programmes de recherche
En voici quelques exemples :
- Étude sociologique et ethnologique sur les usages des territoires et la perception sociale, les savoirs et normes que les usagers ont de leur territoire
- Recherche sur l’impact des médicaments antiparasitaires donnés aux chevaux susceptibles d’avoir un effet délétère sur la faune du sol en forêt
- Promotion d’une agriculture locale et responsable : travaux exploratoires menés dans le but de caractériser les phénomènes locaux et de proposer des pistes favorisant une agriculture plus durable (INRAE, AgroParisTech)
- Le Parc Naturel Régional a mis en place un programme de recherche concernant l’impact de l’éclairage nocturne sur l’activité de chasse des chauves-souris
- Une étude conjointe CD77, MNHN, CNRS et Réserve de biosphère sur l’aspect qualitatif de la fréquentation des Espaces naturels sensibles